Les prix et l'argent en cinq indicateurs
Ce diaporama parcourt cinq séries sur les prix et l'épargne, une par vue : inflation des prix à la consommation, déflateur du PIB, indice des prix, épargne brute et PIB par habitant. Chaque vue reprend le classement mondial de l'indicateur, la valeur et le rang de la France, et sa trajectoire annuelle. Les chiffres proviennent des Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale et des données du FMI.
| Consumer price inflation | 54 | Inflation des prix à la consommation en France : 1,999 % (54e sur 193) |
| GDP deflator inflation | 53 | Déflateur du PIB en France : 2,0876 %, contre 3,9118 % pour la valeur mondiale |
| Consumer price index | 28 | Indice des prix en France : 126,5067 (base 2010 = 100), 28e sur 192 |
| Gross savings (% of GDP) | 95 | Épargne brute de la France : 21,4347 % du PIB, contre 26,1879 % dans le monde |
| GDP per capita (nominal) | 34 | PIB par habitant de la France : 52 083,326 dollars, 34e sur 227 |
Lisez chaque vue séparément : la barre situe la France dans le classement, la courbe montre le sens de son évolution. Ne comparez pas les rangs ni les valeurs d'une vue à l'autre, car les unités diffèrent (pourcentages, indice, dollars) et le nombre de pays classés va de 178 à 227.
L'essentiel
Sur l'ensemble de ce dossier, la France se situe dans le groupe des pays où les prix bougent peu et où le niveau de vie mesuré en dollars reste élevé, sans être parmi les tout premiers. Le chiffre le plus visible est l'inflation des prix à la consommation : 1,999 % en 2024, soit le 54e rang sur 193 pays classés du plus faible au plus fort. Sur l'indice des prix à la consommation (base 2010 = 100), la France atteint 126,5067, 28e sur 192 — sa hausse cumulée depuis 2010 est donc plus modeste que celle de la plupart des économies comparables. En regard, le taux d'épargne brute s'établit à 21,4347 % du PIB (95e sur 178), en dessous de la valeur mondiale de 26,1879 %, tandis que le PIB par habitant atteint 52 083,326 dollars, 34e sur 227. Trois traits ressortent : une inflation contenue, une accumulation de prix limitée depuis 2010, mais une épargne nationale inférieure à la moyenne du monde.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — « Inflation, consumer prices (annual %) », « Consumer price index (2010 = 100) », « Gross savings (% of GDP) » ; Fonds monétaire international — « GDP per capita, current prices ».*
La dernière valeur de l'indicateur de tête
L'indicateur placé en tête du dossier est l'inflation des prix à la consommation. Pour la France, elle s'établit à 1,999 % en 2024, ce qui la place au 54e rang sur 193 pays, le classement étant établi de la valeur la plus basse à la plus haute. Le milieu du classement se situe autour du 97e rang : la France se trouve donc nettement du côté des hausses de prix modérées. Cette série ne comporte pas de valeur mondiale, aucune comparaison avec une moyenne du monde n'est donc possible ici. On peut en revanche s'appuyer sur le déflateur du PIB, qui en dispose : la France y affiche 2,0876 % en 2024 (53e sur 213), contre une valeur mondiale de 3,9118 %, soit environ 1,8 point de moins.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — « Inflation, consumer prices (annual %) » et « Inflation, GDP deflator (annual %) ».*
Les extrémités du classement
Du côté des valeurs les plus basses de l'inflation des prix à la consommation figurent l'Irak (-12,297 %), l'Afghanistan (-6,6012 %), les Îles Caïmans (-0,6253 %), le Sri Lanka (-0,4294 %), puis la Chine (0,2181 %) et l'Arménie (0,2695 %). On y trouve un mélange de petits territoires insulaires, de pays exportateurs d'hydrocarbures et d'économies traversées par des chocs qui ont fait reculer les prix. À l'autre extrémité se rangent le Venezuela (254,9485 %), l'Argentine (219,8839 %), le Soudan (138,8085 %), le Zimbabwe (104,7052 %), le Soudan du Sud (91,4408 %), la Turquie (58,5065 %) et le Liban (45,243 %), c'est-à-dire des pays confrontés à des crises monétaires prolongées. Avec 1,999 %, la France penche clairement du côté bas, sans pour autant approcher le groupe de tête. Sur l'indice des prix (2010 = 100), les premiers rangs reviennent à Nauru (100,1752), Tuvalu (100,5006), les Îles Caïmans (102,9419) et la Suisse (105,5091), suivis plus loin par le Japon (114,4138, 9e) ; la France s'intercale au 28e rang avec 126,5067, très loin des dernières places tenues par le Soudan du Sud (41 280,7397) et le Soudan (38 796,5573).
*Sources : Banque mondiale (WDI) — « Inflation, consumer prices (annual %) » et « Consumer price index (2010 = 100) ».*
Ce qui a changé en dix ans
La trajectoire française se lit en deux temps. De 2013 à 2021, l'inflation des prix à la consommation est restée faible : 0,8637 % en 2013, 0,0375 % en 2015, 0,1833 % en 2016, 0,4765 % en 2020 et 1,6423 % en 2021. Elle est ensuite passée à 5,2224 % en 2022, 4,8784 % en 2023, puis 1,999 % en 2024. L'indice des prix traduit le même basculement : de 105,0062 en 2013 à 112,3889 en 2021, soit environ 7 points en huit ans, puis 126,5067 en 2024, soit environ 14 points supplémentaires en trois ans. Le déflateur du PIB suit un profil voisin, de 0,7479 % en 2013 à 4,9903 % en 2023, avant 2,0876 % en 2024. Le taux d'épargne brute, lui, a peu varié : 21,1527 % en 2013, 23,49 % en 2019, 20,7836 % en 2020, 23,4519 % en 2021 et 21,4347 % en 2024. Le PIB par habitant est passé de 36 775,676 dollars en 2015 à 46 053,562 dollars en 2024, avec un creux à 39 230,928 dollars en 2020 et à 41 095,77 dollars en 2022 ; les valeurs de 48 929,949 dollars pour 2025 et 52 083,326 dollars pour 2026 relèvent des perspectives du FMI. Les causes de ces mouvements ne sont pas documentées par ces séries et ne sont donc pas commentées ici.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — « Inflation, consumer prices (annual %) », « Inflation, GDP deflator (annual %) », « Consumer price index (2010 = 100) », « Gross savings (% of GDP) » ; Fonds monétaire international — « GDP per capita, current prices ».*
Comparaison avec les pays voisins et les grandes économies
Sur l'inflation 2024, la France (1,999 %, 54e) affiche la valeur la plus basse de son groupe de comparaison hors Chine : Allemagne 2,2565 % (67e), Corée du Sud 2,3217 % (68e), Japon 2,7385 % (79e), États-Unis 2,9495 % (94e), Royaume-Uni 3,2716 % (105e), Chine 0,2181 % (9e). L'écart est plus marqué sur l'indice des prix : 126,5067 pour la France, contre 134,8686 pour l'Allemagne (environ 8 points de plus), 132,5176 pour la Chine, 132,1956 pour la Corée du Sud, 143,8573 pour les États-Unis et 147,4108 pour le Royaume-Uni, soit près de 21 points d'écart ; seul le Japon, à 114,4138, se situe une douzaine de points en dessous. L'épargne brute place la France (21,4347 %) au-dessus des États-Unis (17,8109 %) et du Royaume-Uni (17,0025 %), mais en dessous de l'Allemagne (27,1419 %), du Japon (31,0681 %), de la Corée du Sud (35,0305 %) et de la Chine (42,8328 %). Pour le PIB par habitant, la France (52 083,326 dollars, 34e) devance le Japon (35 703,432) et la Corée du Sud (37 412,075), représente environ 85 % du Royaume-Uni (61 056,098) et 80 % de l'Allemagne (65 302,893), et environ 55 % des États-Unis (94 429,753) ; en Europe, le Luxembourg (158 733,346), l'Irlande (140 185,681) et la Suisse (126 176,833) occupent les premiers rangs mondiaux.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — « Inflation, consumer prices (annual %) », « Consumer price index (2010 = 100) », « Gross savings (% of GDP) » ; Fonds monétaire international — « GDP per capita, current prices ».*
Comment lire ces chiffres
L'indice des prix à la consommation est calculé en base 2010 = 100, en monnaie nationale : il mesure la hausse cumulée des prix dans chaque pays, et non le niveau des prix d'un pays à l'autre. Un rang élevé n'y signifie donc pas que la vie y est bon marché, et il ne s'agit pas d'une comparaison en parité de pouvoir d'achat. Pour l'inflation et le déflateur, le classement va de la valeur la plus basse à la plus haute : les premiers rangs sont occupés par des pays en recul de prix, comme l'Irak (-12,297 %) ou le Liechtenstein (-9,9007 % sur le déflateur), ce qui n'indique en rien une situation économique favorable. Le taux d'épargne brute couvre l'épargne des ménages, des entreprises et des administrations rapportée au PIB : il ne se lit pas comme un taux d'épargne des ménages. Le PIB par habitant est exprimé en dollars courants et dépend donc des taux de change ; son année la plus récente est 2026 et intègre des perspectives du FMI, alors que les quatre autres indicateurs s'arrêtent à 2024. Enfin, le nombre de pays classés varie de 178 à 227 selon l'indicateur : les rangs ne sont pas comparables d'une série à l'autre. Ces données, issues des Indicateurs du développement dans le monde de la Banque mondiale et du FMI, sont annuelles et peuvent être révisées.
*Sources : Banque mondiale (WDI) — « Inflation, consumer prices (annual %) », « Inflation, GDP deflator (annual %) », « Consumer price index (2010 = 100) », « Gross savings (% of GDP) » ; Fonds monétaire international — « GDP per capita, current prices ».*
Inflation des prix à la consommation sur la carte et en graphiques
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Irak | -12.3 |
| 2 | Afghanistan | -6.6 |
| 3 | Îles Caïmans | -0.63 |
| 4 | Sri Lanka | -0.43 |
| 5 | Costa Rica | -0.41 |
| 52 | Malaisie | 1.83 |
| 53 | Slovénie | 1.97 |
| 54 | France | 2 |
| 55 | Pérou | 2.01 |
| 56 | Luxembourg | 2.05 |
| 191 | Soudan | 138.81 |
| 192 | Argentine | 219.88 |
| 193 | Venezuela | 254.95 |
En haut du tableau, des pays en recul de prix comme l'Irak (-12,297 %) et l'Afghanistan (-6,6012 %) ; en bas, le Venezuela (254,9485 %) et l'Argentine (219,8839 %). La France, à 1,999 %, se place dans le premier tiers.
La barre montre un écart considérable entre les extrémités, du négatif à plus de 250 %. La courbe française monte à 5,2224 % en 2022 puis redescend à 1,999 % en 2024.
Comparer les pays
Inflation, déflateur du PIB
| Rang | Pays / territoire | % |
|---|---|---|
| 1 | Liechtenstein | -9.9 |
| 2 | Brunei | -2.84 |
| 3 | Qatar | -1.47 |
| 4 | Azerbaïdjan | -1.41 |
| 5 | Timor oriental | -1.32 |
| 51 | Kiribati | 2.02 |
| 52 | Lettonie | 2.06 |
| 53 | France | 2.09 |
| 54 | Tchad | 2.1 |
| 55 | Nouvelle-Zélande | 2.13 |
| 211 | Argentine | 207.61 |
| 212 | Soudan | 243.91 |
| 213 | Zimbabwe | 1,097 |
Les premiers rangs reviennent au Liechtenstein (-9,9007 %), au Brunei (-2,8427 %) et au Qatar (-1,4718 %) ; les derniers au Zimbabwe (1097,2467 %) et au Soudan (243,9073 %). La France est proche des États-Unis (2,4827 %).
L'échelle des barres est écrasée par les valeurs extrêmes du bas de classement. La courbe française passe de 4,9903 % en 2023 à 2,0876 % en 2024, après 0,7479 % en 2013.
Indice des prix à la consommation
| Rang | Pays / territoire | indice |
|---|---|---|
| 1 | Nauru | 100.18 |
| 2 | Tuvalu | 100.5 |
| 3 | Îles Caïmans | 102.94 |
| 4 | Suisse | 105.51 |
| 5 | Brunei | 106.44 |
| 26 | Belize | 125.74 |
| 27 | Qatar | 126.02 |
| 28 | France | 126.51 |
| 29 | Micronésie | 126.91 |
| 30 | Irlande | 127.23 |
| 190 | Zimbabwe | 11,077 |
| 191 | Soudan | 38,797 |
| 192 | Soudan du Sud | 41,281 |
Nauru (100,1752), Tuvalu (100,5006) et la Suisse (105,5091) ouvrent le tableau, le Soudan du Sud (41 280,7397) le ferme. La France, à 126,5067, reste sous l'Allemagne (134,8686) et le Royaume-Uni (147,4108).
La courbe française est presque plate jusqu'à 112,3889 en 2021, puis s'élève à 126,5067 en 2024. Entre pays, l'écart se compte en dizaines de milliers de points.
Épargne brute (% du PIB)
Le Qatar (57,421 %) et le Suriname (50,3399 %) mènent le classement, le Timor oriental (-21,1282 %) et le Liban (-12,7002 %) le referment. La France est 95e sur 178.
La courbe française évolue peu : 21,1527 % en 2013, 23,49 % en 2019, 21,4347 % en 2024. L'éventail entre pays va de valeurs négatives à près de 57 %.
PIB par habitant (nominal)
| Rang | Pays / territoire | US$ |
|---|---|---|
| 1 | Liechtenstein | 226,809 |
| 2 | Luxembourg | 158,733 |
| 3 | Irlande | 140,186 |
| 4 | Suisse | 126,177 |
| 5 | Islande | 110,048 |
| 32 | Malte | 53,560 |
| 33 | Andorre | 53,475 |
| 34 | France | 52,083 |
| 35 | Nouvelle-Zélande | 52,023 |
| 37 | Italie | 46,505 |
| 225 | Soudan du Sud | 487.98 |
| 226 | Afghanistan | 448.46 |
| 227 | Yémen | 383.75 |
Le Liechtenstein (226 809,136 dollars) et le Luxembourg (158 733,346) dominent, le Yémen (383,749) ferme la marche. La France devance le Japon (35 703,432) et suit l'Allemagne (65 302,893).
La courbe française monte de 36 775,676 dollars en 2015 à 52 083,326 en 2026, avec un creux à 39 230,928 en 2020. L'écart entre le premier et le dernier dépasse un facteur 500.